Le 12 février 2026, MetroForum en collaboration avec la chaire Socio-économie des Communs (SEC) a réuni experts, chercheurs, agriculteurs et acteurs publics pour un atelier-débat crucial. Au cœur des échanges : comment protéger l’eau et les sols face aux limites planétaires et à l’urbanisation croissante ?

Dans un contexte marqué par les débats sur le Zéro Artificialisation Nette (ZAN) et l’urgence de la résilience alimentaire, cet atelier s’est imposé comme un espace de réflexion nécessaire. L’évènement a exploré une alternative concrète à la croissance urbaine insoutenable : la notion de « Communs ».
Qu’il s’agisse du stress hydrique, de la qualité de l’eau dans le Nord (impliquant un regard transfrontalier nécessaire) ou de la régénération des terres agricoles, les ressources ne sont plus seulement des outils de production, mais des biens partagés dont la gouvernance doit être collective.
Pour nourrir le débat, cinq intervenants aux profils complémentaires ont apporté leurs éclairages :
- Nicolas Postel (Économiste, Université de Lille) a posé les bases théoriques de la socio-économie des communs.
- Wafa Guiga (CNAM) a questionné la dimension universelle de l’eau et de l’alimentation en tant que communs.
- Jamila Bentrar (MEL) a partagé sa vision prospective sur la modélisation du futur des territoires pour des politiques publiques plus résilientes.
- Loïc Couttelle (agriculteur bio intensif) a témoigné de la réalité de terrain, liant pratiques agricoles et préservation de la qualité de l’eau.
- Victoria Sachsé (MetroForum) et Claire-Marie Meriaux (Boutique des Sciences) ont apporté une mise en perspective pratique et locale sur la mise en œuvre de ces communs.

L’objectif central de cette journée était de transformer l’expertise individuelle en intelligence collective. Les participant.e.s ont travaillé autour de problématiques concrètes pour identifier les « angles morts » de la recherche actuelle. L’atelier a permis de formuler des questions qui guideront les futures recherches interdisciplinaires : quelles sont les questions que les acteurs ne peuvent aborder seuls ? Quelles coopérations inter-services ou inter-associatives construire pour protéger les sols ? Quelles expertises scientifiques (techniques, sociales, juridiques) doivent être mobilisées demain ?
Cet atelier n’est qu’une première pierre. Les échanges collectifs ont permis de faire émerger des défis scientifiques et appliqués qui nourriront les travaux de MetroForum et de ses partenaires dans les mois à venir.
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